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Lutte contre le trafic de drogue : L’AFRIQUE DE L’OUEST S’OUVRE AUX MOYENS MODERNES D'INVESTIGATION

Le séminaire régional de Bamako sur « la lutte contre le trafic de stupéfiants en Afrique de l'ouest », s’est achevé jeudi à l'Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye.


La cérémonie de clôture a enregistré la présence du ministre de la Justice, Maharafa Traoré, de l'ambassadeur de France, Michel Reveyrand De Menthon, du directeur de l'École de maintien de la paix, le général Souleymane Sidibé. La session était organisée par le Service de coopération technique internationale de police (SCTIP).


L'objectif était de présenter les moyens modernes d'investigation mis à la disposition des enquêteurs pour lutter contre le crime organisé. Du 23 au 25 juin, les techniques d'écoute, de balisage, de filature, d'exploitation des données numériques ont été développées à l’intention des participants.
Ce séminaire permet d'élargir la participation des Etats africains à quelques 13 pays de la sous-région, une représentation internationale l’ONUDC, une représentation régionale, la CEDEAO et plusieurs experts.


"Face à une criminalité qui s'organise il convient d'apporter une réponse efficace qui passe nécessairement par un renforcement de la coopération internationale et une meilleure maîtrise des outils juridiques et techniques de la riposte sans concession qu'il convient de mener pour l'éradiquer", a jugé Michel Reveyrand De Menthon.


D'après l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le trafic de stupéfiant est (en dollar) le troisième commerce en importance dans le monde derrière le pétrole et l'alimentation. Il génère une criminalité spécifique et le commerce illicite crée des réseaux de malfaiteurs avec leur contingent de terroristes, de guerres de gangs, de règlements de compte, voire de mouvements armés. En effet, le trafic de drogue finance et s'accompagne d'autres crimes comme le trafic d'armes, le terrorisme, le blanchiment d'argent, a rappelé l’ambassadeur de France.


Pour le ministre de la Justice, la drogue déstabilise les structures politiques, sociales et économiques. "Seule une coopération régionale, voire internationale est capable de venir à bout de ce fléau", a-t-il estimé.


Maharafa Traoré a indiqué que la conférence en préparation sur le thème de la sécurité dans la bande sahélo-saharienne donnera l’occasion d'aborder d'autres aspects de la question qui n'auront pas été débattus à Bamako. Auparavant, Maharafa Traoré a souligné les progrès significatifs réalisés dans le domaine en termes d'encadrement juridique et de dispositifs institutionnels, même s'il reste beaucoup à faire, admet-il.


Il a rappelé à ce propos la place préoccupante que le gouvernement du Mali accorde à la lutte contre le trafic de drogue. Les pouvoirs publics viennent par conséquent de mettre en place, avec l'appui de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et les autres partenaires, un programme national intégré de lutte contre la criminalité organisée et les trafics illicites au Mali.


Ce programme comprend un important volet de renforcement des capacités à la fois du point de vue de l'équipement des structures que de la formation des acteurs concernés.

Adama DIARRA

 

 
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